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Ce qui gouverne la vie d’un dépendant affectif

Mis à jour : nov. 20


Rodin et Camille Claudel


Vous est-il jamais arrivé de dire ou de penser à des expressions du genre :

«Qu’est-ce que je vais devenir sans toi ?»

«C’est toi, ma raison de vivre…»

«Sans toi, je ne suis rien.»

«Sans toi, ma vie n’a pas de sens.»


Lorsque vous vivez dans la dépendance vous subissez chaque soir dans votre lit une angoisse lourde: la peur de perdre l’amour de l’autre. L’autre peut être votre conjoint ou votre conjointe, un membre de votre famille, ou un(e) ami(e). Lorsque vous avez des amis, vous vous surpassez! Lorsque vous êtes amoureux vous vous investissez à fond dans la relation, vous ne vous autorisez pas à décevoir, et vous vivez jour après jour dans la crainte, ô combien grande, de ne pas être à la hauteur. Vous êtes prêt à tout pour apporter le bonheur à l’autre. Dès que quelque chose cloche c’est la panique! Même confronté à la violence, à l’infidélité, à la manipulation perverse, au manque de respect ou au désintéressement visible de l’autre, vous ne manquez jamais de lui trouver des excuses et vous demeurez convaincu que la relation est encore possible:


• «Ce sera différent, cette fois.» • «Il n’est pas comme ça d'habitude»• «Ce n’est pas lui, c’est l’alcool.»• «C’est de ma faute. Je l’ai provoqué.»• «Nous y travaillons.»• «Il a besoin de moi.»

• «Il vaut mieux, pour les enfants, d’avoir deux parents…» • «Il n’est pas si mal. Au moins, il n’est pas comme…»

Ou encore: • «Oui mais l’autre jour...il était tellement gentil…»


Vous vous accrochez à de petits moments heureux, de futiles indices de tendresse, et vous croyez que ces moments vont durer, que tout rentrera dans l’ordre et que l’autre va changer.

Lorsque vous vivez dans la dépendance affective, le téléphone, MSN, Facebook et les sites de rencontres en ligne sont vos obsessions ! C’est plus fort que vous. Vous avez besoin de communiquer très souvent avec l'objet de votre attachement et s’il vous est impossible de le joindre, vous êtes déstabilisé !


#La dépendance affective c'est comme si vous donniez le pouvoir à l’autre, ou aux autres, d’avoir la «main sur l’interrupteur» de votre bien-être ou de votre bonheur : «On», vous êtes bien

«Off», c’est l’enfer, «On»/«Off»...

Ce que vous êtes en train de vivre est naturel, pour la simple raison que tout ce qui existe sur terre est "normal", puisque cela existe. L’heureuse nouvelle, c’est que nous avons le pouvoir de changer ce qui ne nous convient pas. La question est : Qu'est-ce qui vous convient?

Se poser cette question c'est déjà passer à l'action!

Vous avez décidé de ne plus vous sentir dominé, malmené, manipulé par l’autre ou par les autres, de ne plus confier votre bonheur à autrui, mais de dessiner vous-même les contours. Vous avez décidé d’agir. Parfait allons-y!

Tout d'abord, à quoi correspondent ces phrases qui souvent ne viennent même pas de vous, tant elles sont collectives.

• “C’est toi, mon idole!” (manque d’estime de soi)

• “Qu’est-ce que je vais devenir sans toi ?” (dévalorisation de soi)

• “Sans toi, je ne suis rien” (dévalorisation de soi)

• “Sans toi, ma vie n’a pas de sens” (dévalorisation de soi)

• “Oui, oui, d’accord, d’accord!” (peur de déplaire, peur de s'affirmer par peur d'être rejeté(e)

• “Oh non ! Reste avec moi” (peur d’être seul, sentiment d'incapacité)

• “Regarde ce que j’ai fait pour toi…” (ignorance de ses propres besoins et aucun respect pour ceux de l'autre)

• “Si tu veux.” (peur de prendre des décisions et des responsabilités, fuite)


1. Sachez identifier les deux formes de dépendance affective.

Dans une relation constructive, il s’agit de Donner ET Recevoir. C'est du ping-pong: je lance la balle et elle me revient. Autrement dit, chacun des membres du couple donne de l’Amour à l’autre et reçoit de l’Amour, en retour. L'amour inconditionnel que l'on trouve dans les magasines est une utopie désastreuse. Au nom de cet "inconditionnel", combien d'hommes et de femmes se sont retrouvés piégés dans des relations insatisfaisantes. Dans une situation de dépendance affective, la relation s'organise en sens unique. La personne souffrant de dépendance affective va soit ne faire que donner, soit ne faire que recevoir. Oui, celui qui se contente de recevoir est également en "dépendance". Un peu comme la relation Maître/esclave. Sans esclave le rayonnement du maître n’existe pas. Pour autant nul ne devrait être l'esclave d'un autre.


Dans le premier cas (ceux qui ne font que donner), le dépendant essaie, de toutes ces forces, de

satisfaire l’autre et ne reçoit RIEN ou très peu en retour. Il évolue avec l’esprit de sacrifice: s’oublie pour faire plaisir aux autres, donne, donne toujours plus, va au-delà des demandes, crée des besoins, se rend indispensable, veut aider tout le monde et tout le monde à la fois...c'est un guichet automatique qui n’est jamais hors-service…

«Je vais être jolie, accommodante...Je vais être très gentille, donner plus que ce que l’autre en demande pour qu'il m'aime encore plus…»

On devient une sorte de caméléon: une personne qui ne se soucie pas de ses propres besoins et désirs. Quand l'autre n’est pas là, ou pire, lorsqu’il vous quitte, vous avez la sensation de tomber dans un gouffre. Vous arrêtez de fonctionner normalement, vous êtes incapable de manger, vous maigrissez, vous pleurez et dormez peu, tant l’anxiété est grande: c’est un véritable choc.


Quant au deuxième cas de dépendance (ceux qui ne font que recevoir) leur amoureux a pour MISSION de les rendre heureux et de s'occuper d'eux, ce qu'ils sont incapables de le faire seuls. Et s’il remplit mal cette mission, il le vire, pour en prendre un(e), plus docile, plus accommodant(e) ! Ils ont une peur noire: celle de se aire abandonner, alors ils abandonne avant.

Ils enchaînent ainsi les relations sans jamais être satisfaits.

Cette dépendance affective est très lourde à porter, surtout dans les relations amoureuses et amicales. On fiche tout en l’air parce qu’on en demande toujours trop et parfois tout et son contraire pour bien s'assurer que l'autre est à sa merci.

Ne vous y trompez pas, ce type de relation n'est pas l'apanage des relations amoureuses. Elle existe tout autant dans les relations amicales et professionnelles.


2. Accepter d'être seul, un temps. Oui, ce sera difficile au départ mais soyez-en assuré, vous en ressortirez plus heureux, confiant et fort.


Les raisons de la dépendance affective remontent aux premiers instants de la vie. Nous naissons dépendants et la dépendance est naturelle. Mais une fois encore tout ce qui est naturel n'est pas productif. Autant cette dépendance est juste dans la petite enfance car le/la petit(e) n'a pas les moyens de subvenir à ses besoins ni de satisfaire seul(e) ses désirs, (il/elle ne peut pas prendre son biberon et sa couche et dire bye bye à ses parents) autant elle est néfaste à l'âge adulte.

Pour vous sentir maître de votre destinée, être bien dans votre peau, avoir une meilleure relation avec vous et avec les autres, agir en fonction de vos désirs, au lieu de vos peurs, afin d’élever des enfants autonomes sur le plan affectif et émotionnel, cherchez au fond de vous l'envie de vous en sortir, l'envie de rester en vie et de construire des situations, un cadre qui vous permette de satisfaire vos besoins.


3. Passez à l'action!

Ouvrez un cahier et consignez vos croyances et sentiments toxiques:

Peur d’être seul?

· Désir insatiable d’être aimé?

· Peur d’être rejeté?

· Sentiment de culpabilité?

· Sentiment de honte?

· Manque d’estime de soi?

· Peur de ne pas être à la hauteur?

· etc.

Puis cherchez sur le net des livres et un thérapeute qui vous accompagnera dans cette démarche de réappropriation de votre souveraineté.


Prendre conscience de sa dépendance et l’accepter, est la toute première étape pour s’en sortir. Il est impossible d’y parvenir tant qu’on nie le problème. Le simple fait d’accepter l’existence du problème est un très bon premier pas. Vous devez donc, dans un premier temps, tracer le portrait fidèle de vos comportements et de vos sentiments, afin d’analyser, par la suite leurs effets négatifs. N'acceptez plus les paroles et attitudes victimaires cela renforce la dépendance. La plainte ne favorise en rien la résolution du problème, mais l'explication de la situation à un professionnel oui! A ce propos, je vous invite à lire un livre qui accompagnera efficacement votre travail. Plus jamais victime de Pierre Pradervand.


4. La clé du succès est de “pulvériser” les sous-problèmes.

Les sous-problèmes que je viens de citer ne sont qu’une partie. C’est à vous de découvrir le reste, en faisant un travail sur vous.

En divisant le problème de ”dépendance affective” en plusieurs sous-problèmes, cela vous semblera plus facile et plus simple à faire disparaître.

Chaque problème que vous réussirez à identifier et à vaincre vous procurera un nouveau pouvoir. Une victoire de plus dans votre combat.!


Oeuvre de Marie Lafrance


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